Au quartier des lilas, je flânais dans les rues
En quête d'un repas ,que je n'avais pas eu.
Je n'étais qu'une enfant ,un titi affamé
Comme il y'en avait tant, dans Paris occupé.
Et malgré la tempête ,que faisaient les cannons
L 'soleil était en fête, et brûlait ses rayons.
Mais le bruit insolant que faisaient mes entrailles
M' empêchait de rêver.....
Quand soudain.... une main.....
surgit d'un soupirail...
Du pain, faisait briller !
Alors,.... j'ai arraché ce que l'on me tendait
Et je me suis enfuit, sans me préoccuper
Du visage de celui, qui venait de donner.
Et c'est au bout d'un banc, qu'un matin de printemps,
J'ai fais, je m'en souviens, ce merveilleux festin.
Les moineaux de Paris, eux aussi, avaient faim.
Alors,...... je leur ai partagé ce qu'on m'avait donné.
Et s'ils chantent aujourd'hui,
Et s'ils chantent eux aussi,
C'est pour dire merci, dire merci à l'ami,
Au visage inconnu de cette main tendue,
Un beau jour dans ma rue..
Et je garde à jamais,
Un peu comme un secret,
Ce p'tit quignon d'amour,
Qui rayonne toujours,
Au fond de mon passé.
Et soixante ans après,
C'est l'enfant que j'étais,
Qui vient, pour dire Merci,
Dire merci à l'ami.......