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Coup de blues ...
Pensant parfois comme bien des Mères
Si tous étant encore sur terre,

Que mes enfants viendraient me voir,
Moi qui leur ai appris un soir,

Quand ils voulaient que je raconte
La Belle Histoire du plus beau Conte ...

Qui s' appelait : Papa Maman,
Moi grâce à vous je deviens grand...

Notes de musique j' improvisais ,
Pour qu'ils s' endorment poings fermés ...
Vers vingt ans encore pour eux
J' étais leur soleil sous les Cieux ...

Essayant de faire comme on peut
En se serrant les coudes au mieux...

Rentrant à notre doux bercail
Que j' édifiais vaille que vaille ,

Pour apaiser leurs jours , leurs nuits ,
Pour qu' à leur réveil il sourient ...

Je voulais qu' ils oublient l' absence
Quand leur papa prit ses vacances ...

Leurs yeux essayaient de sourire
Sachant que je vivais le pire

Alors que pour eux je savais ,
Que n' avaient pas cicatrisés

Leurs bleus à l'âme, je devinais ...
Ils les masquaient comme ils pouvaient...

Dans leurs regards parfois fixant
Au vide immense interrogeant ...

Et quand je pleurais aux fourneaux
Préparant le fameux gâteau,

Que leur Papa , lui, préférait
Je le choyais , je l' adorais ...

C' était la table à La Mamma,
Je lui apportais ses bons plats,

Que je servais en ajoutant
Zeste d' Amour le regardant ...

Lui qui fut mon premier Amour
Qui le rendait au beaux jours ...

Est-ce tout ça qui les changea ?
Chéris , peut-être qu' il reviendra ..!

Et aujourd'hui en écrivant
Ces quelques lignes tout en pleurant ,

Comment ne pas leur pardonner
Qu'aussi leur fête s'est arrêtée ..

Si tout à l' heure je les voyais
Ils verraient mon Amour entier ...

Je dois comprendre qu' ils ont grandis ,
Et que la vie est belle ainsi ...

Ils ont changé, mais m' aiment encore,
Même s' ils me donnent toujours tord ...

Aujourd'hui j'ai un coup de blues ,
Ecrire m' a donné le coup d' pouce ...

J' ai besoin d' entendre un je t'aime
Qui absorberait toute ma peine

Ce besoin sera entendu
Quand ils seront là revenus

Ils verront le rouge de mes yeux
Faisant semblant de rire à deux

M' enlaceront, m'embrasseront
Mais ils ne diront pas pardon

C'est pas facile d' être maman ,
Moi esseulée à soixante ans,

Par contre parfois il fait très doux
Quand ils me disent : C'est bien chez nous ...

Avec leur regard mes garçons
M'entoureront comme un cocon

De fils de soie presque angéliques
Feront de moi leur chrysalide

Et un matin je sortirai
En papillon pour m'envoler

Pour leur montrer que de nos ailes
Tous pouvons atteindre le ciel
Liliane
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